Réglementation sonore : le groupe de travail rend ses travaux
Au Printemps de Bourges 2025, les professionnels du secteur avaient tiré la sonnette d'alarme : une réglementation sonore pensée sans prendre en compte les réalités du terrain est inapplicable pour les festivals en plein air et menace directement l'équilibre du secteur.
Un an plus tard, le sujet avance.
Sous l’égide des ministères de la Culture, de la Santé et de l’Environnement, un groupe de travail technique - qu'Ekhoscènes avait appelé de ses vœux - s’est réuni pour partager un diagnostic commun et des propositions concrètes.
Dans ce cadre, Ekhoscènes a joué un rôle actif, en mobilisant une taskforce de professionnels et en portant une expertise de terrain au cœur des échanges. L’objectif : faire remonter des solutions applicables, adaptées à la fois aux contraintes des organisateurs et aux impératifs de santé publique.
Aujourd'hui, le Gouvernement annonce l’analyse de ces propositions et l’ouverture d’une phase de concertation avec les institutions concernées.
Outre la confirmation que les niveaux réglementaires d’émergence sonore ne s’appliquent qu’aux festivals de plein air d’une durée de quatre jours ou plus, les travaux du groupe de travail ont permis de faire émerger plusieurs pistes d’évolution. Parmi celles-ci figure la mise en place d’une procédure d’autorisation préalable, délivrée par le représentant de l’État dans le département, permettant de substituer au critère d’émergence des seuils alternatifs exprimés en pression acoustique. Ce dispositif dérogatoire, ouvert aux festivals concernés qui en font la demande, reposerait sur la réalisation d’une étude d’impact des nuisances sonores dite « renforcée », afin de garantir la protection de l’environnement.
Une première étape majeure pour atterrir sur un cadre plus adapté aux réalités des festivals et s'assurer de leur avenir.
Le rapport à retrouver ici.
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