Les Ekhos d'Ekhoscènes
Les Ekhos est un cycle de réflexions initié par Ekhoscènes, visant à réunir les acteurs et décideurs du secteur pour échanger sur les enjeux sociaux et sociétaux actuels et futurs du spectacle vivant.
Après une première édition consacrée aux questions du travail et de l’emploi, et une deuxième en 2025 sur le(s) futur(s) du spectacle vivant, la troisième édition du cycle a été consacrée au Projet M.A.T.R.I.C.E.
2026 - Les Ekhos d'Ekhoscènes x Projet M.A.T.R.I.C.E
Cette troisième édition s’est inscrite dans la dynamique du Projet M.A.T.R.I.C.E, porté par Ekhoscènes en consortium avec 5 de ses adhérents, qui est un dispositif d’observation et d’expérimentation visant la compréhension et la réduction des impacts environnementaux des tournées de musiques actuelles afin d’en transformer durablement la conception et l’organisation et d’en préserver la diversité. Il est soutenu par l’État dans le cadre de l’appel à projets « Soutenir les Alternatives vertes 2 » de France 2030.
Le projet M.A.T.R.I.C.E porte une ambition systémique, et est mené dans l’esprit d’une recherche-action collective. Il s’appuie sur une concertation continue entre parties prenantes et sur trois temps forts : les Conventions des Parties Prenantes de mars, juin et novembre 2026.
La Convention #2 du 15 juin 2026, organisée en association avec Les Ekhos d'Ekhoscènes, a constitué une étape clé pour partager les premiers enseignements du projet, confronter les hypothèses au réel et faire avancer collectivement les solutions.

Photo : Jean-Adrien Morandeau
Les publics au cœur des réflexions

Visuels persona : Sophie Lenormand, e-pigramme
Dans la continuité des Ekhos 2025 consacrés aux futurs du spectacle vivant à horizon 2052, cette rencontre a prolongé les réflexions engagées autour des grandes transformations du secteur, en plaçant la question des publics au cœur des discussions.
À l’heure où le spectacle vivant doit accélérer sa transition écologique et alors-même que les estimations et études placent la mobilité et les pratiques de consommation des publics parmi les premiers postes d’impact, ou que leurs achats semblent traduire un désir de spectaculaire, des questions deviennent centrales : quelle contribution de la part des publics ? quelle est la réalité de leurs attentes ? à quoi sont-ils prêts à renoncer, ou au contraire, que souhaitent-ils préserver à tout prix de leur expérience du live ? Comment les accompagner ?
La journée a été l'occasion de présenter d’une étude qualitative inédite menée par Toluna Harris Interactive pour le Projet M.A.T.R.I.C.E sur les représentations, attentes et conditions d’engagement des publics face aux enjeux écologiques du Live.
À partir des particularités de l’attachement des spectateurs aux concerts et festivals de musiques actuelles, et en s’appuyant sur 6 personas représentant autant de visages du public et de rapports à la transition écologique, cette étude met en lumière les évolutions qu’ils jugent acceptables, les points de tension identifiés ainsi que les conditions favorisant leur adhésion à la transition écologique du secteur.
L’étude qualitative « Publics et transition écologique du Live » est consultable ici.
Quels futurs pour les publics du spectacle vivant ?
La journée s’est conclue par une table ronde intitulée « Du spectateur occasionnel au superfan : quels désirs, quels enjeux, quels futurs ? », avec les interventions de Pierre Blanc (Directeur, Talent Boutique) ; David Irle (Chargé d'études et de plaidoyer, Le Bureau des Acclimatations); Jean-Daniel Lévy (Directeur délégué, Toluna Harris Interactive) ; Simon Nodet (Directeur, W Spectacle) ; Gabriel Segré (Professeur des universités et chercheur rattaché aux SOPHIAPOL) et Malika Séguineau (Directrice générale, Ekhoscènes).
Un constat a largement émergé : si les publics ont un rôle à jouer, la transition écologique ne peut reposer sur les seuls comportements individuels. Elle nécessite une approche systémique mobilisant artistes, producteurs de spectacles, diffuseurs, lieux, État et publics autour d’objectifs communs. Leur adhésion apparaît ainsi comme une condition essentielle de la réussite de cette transformation collective.

Photo : Jean-Adrien Morandeau
2025 - Les Ekhos 2052, quel(s) futur(s) pour le spectacle vivant ?
Poser cette question c’est en soulever plein d’autres : celle de la pérennité et de l’évolution de nos modèles économiques, des trajectoires des artistes, des nouvelles attentes des publics et de la réinvention de nos métiers. Dans un monde incertain, l’avenir ne se prédit pas. Mais chez Ekhoscènes, nous sommes convaincus qu’il se construit ensemble dès aujourd’hui. Anticiper, imaginer, expérimenter : en un mot, ne pas subir les transformations en cours et à venir, mais en être acteurs.
C’est pourquoi nous avons engagé en 2025 un travail prospectif, visant à anticiper les défis et transformations à venir pour le secteur.
Une étude prospective : les scénarios et cahier de tendances
Ce travail collectif, initié par le Bureau et mené avec l’appui de son Conseil professionnel, a donné naissance à quatre scénarios de futurs possibles. Ces scénarios ont servi de base aux ateliers du 12 juin, organisés dans le cadre de notre cycle de réflexion Les Ekhos, consacré cette année aux perspectives du spectacle vivant à l’horizon 2052.
Consultez les scénarios et cahier de tendances ici.

Les capsules du futur
Ces quatre capsules audio, imaginées à partir des quatre scénarios présentés, sont une invitation à penser autrement, à expérimenter.
Délibérément caricaturales, ces bribes de futurs possibles nous projettent directement en 2052.

Les Ekhos - 2052 - Quels futurs pour le spectacle vivant ? - 12 juin 2025
Les Ekhos - 2052 - Quels futurs pour le spectacle vivant ? a été une journée de réflexion collective et prospective, ouverte à toutes les personnes qui façonnent ou façonneront le spectacle vivant : professionnels, partenaires, étudiants, institutions, médias, jeunes générations...
Réunies le 12 juin 2025 à Ground Control à Paris, les 160 personnes participantes ont pu prendre part à un atelier prospectif le matin et assister à une table ronde autour des attentes du public pour le spectacle vivant de demain.
L'Atelier de prospective : un temps de co-construction créatif pour imaginer les futurs possibles du secteur.
Sur la base des quatre scénarios donnés, les participants se sont prêtés à l’exercice d’imaginer, pour chaque scénario, quatre illustrations de ce que pourraient être le lieu de spectacle, le spectateur, les financeurs et organisateurs du spectacle vivant et l’artiste en 2052.
La diversité des participants et leur engagement a grandement contribué à la qualité des réflexions menées collectivement.
Table ronde « Le spectacle vivant en 2052 : quel(s) modèle(s) pour répondre aux attentes des prochaines générations de spectateurs ?»
Alors que le spectacle vivant est confronté à de profondes transformations, cette rencontre s'est questionné sur les conditions de sa pérennité :
Comment adapter nos modes de création, de production et de financement ?Quelles réponses concrètes aux aspirations des publics de demain ?Quels leviers pour préserver un secteur à la fois viable, désirable et porteur de sens à l’horizon 2052 ?
Animée par Léa Roussarie, directrice générale adjointe de l’agence Bona fidé, et introduite par Samuel Jequier, président de l’institut Bona fidé, ils ont présente les premiers résultats d’une étude qualitative inédite sur les attentes du public vis-à-vis du spectacle vivant du futur.
Intervenants :
- Malika Séguineau, Directrice générale d’Ekhoscènes,
- Nicolas Parpex, Directeur du Pôle Industries Créatives à Bpifrance, pilote du Plan Touch,
- Erwan Balanant, Député, rapporteur de la commission d’enquête sur les violences sexistes et sexuelles dans la culture,
- Jérémie Peltier, Directeur des études à la Fondation Jean Jaurès.
« L'édition 2025 des Ekhos constitue une étape majeure quant au travail engagé collectivement par Ekhoscènes depuis janvier pour imaginer et anticiper les évolutions du secteur à horizon 2050. Grâce aux contributions apportées par les participants et aux enseignements tirés de l’étude présentée ce jour, Ekhoscènes va continuer à enrichir sa réflexion afin qu'elle puisse bénéficier à l'ensemble du secteur et de ses acteurs. »
Malika Séguineau, directrice générale d’Ekhoscènes